Vendredi 20 septembre

Pas de petit déjeuner, nous le prendrons plus tard au débotté d’un bistro croisé sur le chemin. On enfourche les vélos après avoir plié les tentes mouillées, il y a 32 km à faire avant notre rendez-vous de 11h.
Longer Loire au matin frais et redécouvrir le château de Sully, non pas comme un patrimoine de plus sur la carte du Val, mais comme faisant partie d’un tout du « récit fleuve ».
D’ailleurs, entre valorisations d’histoires de rois, de reines et d’histoires des patrimoines ouvriers il y a un fossé. Juste de l’autre côté du pont routier, juste sur la gauche (d’ailleurs), en allant rejoindre la passerelle piétonne et cycliste, nous rencontrons Bruno. Bruno tient l’Arcatène, le musée Heylett, en lieu et place de l’ancienne usine où travaillaient 150 personnes qui fabriquaient des bicyclettes. Une belle histoire à connaitre aussi. Il aimerait bien quelques soutiens pour aboutir réellement à développer son musée. La matière est là, qui plus est, placée sur la Scandibérique reliant L’Espagne à la Norvège et passant par Sully. https://www.youtube.com/watch?v=thPwyp7XlAM
La pluie accompagne notre arrivée à St Benoit où l’abbaye refait toilette de façade. Un grand chantier en cours. Nous verrons les maquettes installées au Belvédère. https://www.belvedere-valdesully.fr Café et échange passionnant avec Gautier et Marie qui gère la programmation de la communauté de communes de Sully val de Loire. C’est la première fois que nous exprimons notre parcours d’écriture itinérante et déroulons le fil du récit en cours.
L’auberge d’à côté fera le plat du midi. Puis vélo. Puis Bonjour à Cyril de la maison de la Loire du Loiret, Bonjour à Gwenaëlle de la Bibliothèque municipale et Bonjour à Catherine de la jeune association « Lire et délire » qui a déjà programmé le Mètre-Mot il y a 1 an.
Passer et traverser le chantier du pont de Latingie nous rappelle le chant des arbres arrachés trop vite et les milliers de tonnes de bétons coulés. https://reporterre.net/Mobilisation-sur-la-Loire-contre-un-projet-de-pont-coupant-foret-et-nature
En arrivant à Orléans, l’orage vient de passer. Sur le pont en regardant Loire vers l’amont, notre regard est différent. Sa source est là aussi comme à l’autre bout du lit. Intérieurement nous remontons ses méandres, ses gorges étroites, sa rivière, son torrent qu’elle est ses sources. Aussi. Nous remontons les liens créés, les bonjours aux arbres, aux poissons, aux oiseaux, aux vaches, aux chevaux, aux ânes, à la végétation, aux vases, aux roches arpentées et croisées. Quelque chose nous est arrivé.
Derrière nous St Nazaire et la mer nous attendent.

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