mercredi 11 septembre
Hôtel à Feurs Toute la chambre tremble au passage des trains. Nuit agitée, esprit en ébullition. 8H30, on saute sur nos vélos sans avoir bu de café. La ville est incongrue pour nous et nous sommes incongrus pour elle, c’est avec joie que nous bifurquons sur la petite route de campagne qui nous mène à Balbigny. Vincent est prudent et concentré sur la chaîne et le plateau du moteur de Boldomélok. La réparation d’hier semble tenir. Il s’est levé très tôt pour resserrer les boulons. La route déroule son ruban sous nos vélos, je regarde la couture régulière des bandes blanches sur le bas côté. J’ai un peu froid et un peu mal au cul aussi. Première escale à la mairie de Balbigny : Non, y a pas de service culturel, non. Y a bien un adjoint mais il est pas là...nous répond la secrétaire de mairie derrière ses lunettes. Pour elle aussi, nous sommes incongrus. Faut dire, sous mon casque rose, j’ai ma tête de pas réveillée, ça y fait aussi. Il est tant de prendre un café-croi...