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Affichage des articles du septembre 19, 2024

jeudi 19 septembre

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Pas de vélo aujourd’hui car le camping de St benoit -sur -Loire est déjà fermé et nous décidons de rester 2 jours sur celui de Gien. Premier jour sans déménagement et ce qu’on pourrait croire comme une journée cool, zen, sauna, sieste, nous ouvre un espace de récapitulation de données.   Ne pas perdre les contacts et les mails et les numéros notés, alimenter notre « carte géographique artistique », appeler les futurs accueillants pour valider les étapes suivantes en aval, mailer de nos nouvelles aux personnes vues en amont, tenir à jour de journal de bord et de tribord. Bref, une grande et grosse journée d’organisation totale. Il faut dire que demain nous avons rendez-vous à la « comcom » du Val de Sully et que ce week-end sera en pause sur nos villes respectives : Orléans et Tours, la Loire y passant. Cela nous invite à un premier bilan.  On se sent dans le bon fil. Les choses s’imbriquent et s’assemblent intensivement par la fusion des deux ânes qui pédal...

Mercredi 18 septembre

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On n’écrit rien parce qu’on a trop à dire. Trois personnes magnifiques avec lesquelles nous avions rendez-vous, ont « explosées » notre journée.  Anna Desreaux, Anna Ruellé et Igor Babou ont scellé dans notre cœur et dans nos corps, un intime engagement de notre récit.  On se revoit bientôt. Nous sommes pleins d’eux.

mardi 17 septembre

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Ce matin nous passons déposer notre flyer dans la boite aux lettres de La cité du mot à La Charité sur Loire ( c’est fermé quand nous arrivons). La ville nous laisse une drôle de sensation de beauté et d’abandon. La plupart des bâtiments tombent en ruine. Il faudrait des millions pour tout restaurer. Je visite l’église, monumentale et sombre. Ça sent la mousse et le vieux curé. Pause midi au resto Le Floroine, à Ménéstréol-sous-Sancerre, où Vincent a séjourné au printemps dernier, durant sa tournée à pied de son spectacle Le Mètre-Mot. Véronique nous accueille tout sourire dans sa belle robe à fleur. Dominique, son mari est en cuisine. Ils sont content de le retrouver. C’est ça aussi l’itinérance, on se fait des copains partout ! Ensuite, direction le camping de Saint Satur, qui accueillera notre station polaire pour la nuit.

Lundi 16 septembre

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  On roule, c’est étonnant de n’être que de passage, il y a quelque chose qui essentialise la rencontre: on sait, de part et d’autre, qu’on a peu de temps. Loire s’étoffe à mesure que nous progressons. Nous suivons les canaux paisibles, les ponts semblables. Nous croisons quelques plaisanciers en goguettes qui naviguent pour le plaisir. Bien loin de l’activité d’avant, il y a à peine 40 ans. Le monde va si vite à faner ses fleurs. On s’arrête après un pont canal, pas loin du bec d’allier, à Le Guétin. Petit resto accueillant qui fait aussi épicerie. On y rencontre Gisèle, Georges, véronique et Antoine, venus d’Anjou, qui font un bout de la Loire à Vélo. Boldomélok les interpelle, notre projet aussi ! Rendez-vous pris à La Possonnière quand nous y passerons. Les batteries des vélos et des auteurs se rechargent tranquillement , en attendant de retrouver Jean-Marie Chesnais, du théâtre du Luisant ( Babette, sa compagne n’a pas pu venir), Christian Sterne (de la compagnie Les fous...

Dimanche 15 septembre

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Longer le canal dans le petit matin frais.  Les lunettes s’embuent et les yeux picotent. Loire est là, pas loin, même si on ne la voit pas .  Deux ragondins galopent,  les hérons changent de berges. Vitesse de croisière à 20 km heures. C’est plat, alors on trace. En plus c’est dimanche, tout est fermé, c’est le moment de faire des bornes. Le camaïeu de vert à changé, ce n’est plus les mêmes essences d’arbres. Des acacias, des peupliers, les mêmes. Deux pêcheurs « ça mord ? » « auf, non, y a bien trop d’algues ! ».... Asphyxie du canal ? Pollution ? Nous passons trop vite pour en demander plus , mais nous repasserons. Un pont. Une pause, et rebelotte. Après 42 km en caressant le fleuve des yeux, nous rejoignons Decize et son camping en bord de Loire.  Surprise ! Nous ne savions pas qu’un festival de rue « festi’rue » nous offrirait l’occasion d’être spectateurs.  Nous sommes installés sur les bancs place de la mairie en attendant que commence «...