Lundi 9 septembre

 


« Ce sont les trajets de l’eau qui font les formes de la terre »  

Jim Harrison, théorie et pratique des rivières. 


Après le bel orage de la veille au soir, la nuit fut plus calme. Les toiles de La station sont saturées d’eau, la boue a giclé sur le bas des tentes. Il y a du nettoyage avant de partir vers Aurec-sur-Loire. La moitié du matériel est rangé lorsque la pluie revient. Rouler tout mouillés est la seule solution en attendant un rayon de soleil dans la journée pour sécher.




 

Aurevoir à Richard et Sophie les gérants de ce superbe lieu qui, nous a bien inspiré et nous voilà dans la descente vers Retournac. 


On tente un rendez-vous impromptu à la mairie au service culturel. Ludovic nous reçoit dans l’élan et nous passons un quart d’heure à échanger autour Fleuve ambulant et de leur programmation estivale. Tout cela est quand même beaucoup plus sympa que les coups de fils passés à courir après les programmateurs ou au mailing digéré dans les poubelles de leurs boites sans avoir eu le temps d’être lu. Ils en reçoivent tellement, certains jusqu’à 80 à 100 par jour…

A suivre donc, puisque nous repassons dans l’autre sens en 2025.


En remontant on espère aussi rencontrer les personnes de l’association « SOS LOIRE VIVANTE » avec laquelle nous n’avons pu avoir rendez-vous au Puy en Velay. 

 

Trois départements déjà traversés entre l’Ardèche 07, la Haute-Loire 43 et la Loire 42.  Nous nous arrêtons régulièrement soit pour prendre quelques photos soit pour échanger nos sensations. Nos esprits commencent à concrétiser des belles idées pour ce Fleuve Ambulant. Avancer nous fait avancer dans cette nouvelle création sans nous en rendre compte. Enfin, presque.

Il y a aussi les lectures du moment. La phrase de Jim Harrison nommée plus haut est l’introduction du livre « Les veines de le terre ». Une anthologie des bassins-versants conçue par Marin Schaffner avec Mathias Rollot et François Guérroué. Nous allons d’ailleurs rencontrer ce dernier en chemin.

 

Arrivé à Aurec-sur-Loire nous avons fait la même chose et quelques courses pour ravitailler nos estomacs chargés d’émotions palpitantes mais néanmoins peu protéinées.

 

Fin d’après-midi c’est tickets, compta, notes et collections d’adresses à ne pas perdre, lecture de cartes routières, choix de pentes raides ou modérées, petit verre de rouge bio « des mauvais élèves », batteries et dans les assiettes des légumes, des légumes, des légumes. Mais pas que.

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