vendredi 6 septembre

 La nuit a vraiment été fraiche. Même avec le sac à viande dans le duvet, j’avoue qu’il a froid.  J’ai ajouté la chapka sur la tête. 30% de chaleur corporel s’échappe par là. Alors sans cheveux au moins 50 ! ET Nolwenn… comment a-t-elle vécue cette première nuit ?????

 

Tout est détrempé par la rosée matinale. Elle dort dans la tente de la station Polaire. Je pars faire le tour du lac à pieds, il est environ 7h. la lumière touche la surface du lac. On dirait un miroir sombre et épais. Passage de sentier sur tapis de racine, un geai sursaute mais se pose non loin sur une autre branche. Je le vois, je le regarde, il me regarde. Rareté d’un moment avec cet oiseau qui normalement se sauve bien plus vite. 

 

Lorsque j’arrive Nolwenn est levée. Elle a passé une nuit froide et glacée. Elle est toute habillé, elle a dormi comme ça. C’est le premier camping, le corps va se glisser petit à petit dans l’épopée que nous nous sommes proposée.



 

 

Nous partons pour nous arrêter à la mairie du lac d’Issarlès. Nous rencontrons Nathalie au guichet. C’est elle qui était camping hier pour l’accueil. Elle tient aussi le guichet de la poste juste à côté et en même temps , passant d’un lieu à l’autre toujours avec le sourire.

Nolwenn écrit un mot pour Mme Prévost la mairesse du village. 




Mon portable étant « grillé sous l’eau du Mont Gerbier», nous recherchons le numéro de Céline Fleuve. Nous avons rendez-vous cet après-midi à Monastier sur Gazeille. Un petit groupe d’artistes s’y trouve pour une semaine de réflexion autour d’un projet d’itinérance commune.

 

Descente vers Issarlès le village. Ça roule, ça descend, ça monte un peu, ça descend surtout. Pas de pluie mais un bon vent bien matiéré !!

 

Arrêt photo sur le barrage où coule la rivière Orcheval.



 

Je n’ai plus de frein sur « Boldomélock ». Le vélo assume tout le freinage dans les pentes . je bloque à 25 km/h la vitesse, surtout sur un passage gravillonné. Il y a peu de circulation, tant mieux.

 

Nous arrivons vers 13h sur place après avoir fait quelques courses à partager ce midi. Aurélien nous accueille, Léo nous raconte rapidement où nous arrivons. Céline a choisi de se renommer « Fleuve ». Elle est en cuisine avec Julie et Isadora la compagne d’Aurélien. Ils ont deux enfants, Ina et Lior.

Le petit groupe vit une quête de connexions avec la nature, l’espace. Un pas de côté dans le rythme dit normal.

 

Nous avons rdv à 17h30 pour un temps d’échange autour de notre épopée.

 

Je sors l’accordéon car l’heure annoncé pour la rencontre est passée. Quelques airs et deux couples commencent à danser puis Léo propose le jeu de l’ours.

En fait, un n’un, deux, trois soleil, mais derrière le compteur-conteur, au sol, il y a une pomme… ahah demandez-nous la suite…

 

Le temps d’échange est ritualisé. Aurélien allume un feu avec un arc, une base bois et de l’amadou. Un enregistreur est branché.

Nolwenn raconte son expérience et son ressenti d’itinérance et j’enchaine avec l’origine des miennes.

Nous continuons sur LE FLEUVE AMBULANT autour de notre projet.

Aurélien propose un rituel de clôture . Chacun chacune renvoi librement des phrases entendues et marquantes. C’est très chouette et enrichissant pour nous.




 

Diner au feu de bois avec Chamalos grillés. Ina et Lior s’éclatent , nous aussi.

Isadora nous chante des chants de Foro. C’est sublime et les étoiles pareilles.

 

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