jeudi 12 septembre
La soirée a été fructueuse, les idées fusent, certaines séquences apparaissent, le dispositif scénographique se précise. Ce matin nous roulons vers le barrage de Villerest. Impressionnant édifice, fleuve contraint, réacteurs de centrale à refroidir, étiage, régulation des crues, malgré les luttes et les rapports scientifiques attestant du coût écologique majeur d’une telle construction… les humains pèsent sur le fleuve de tout leur poids de béton…
Les barrages, il y a ceux qu’on se met à soi même, et ceux contre lesquels on se dresse.
Petit à petit les montagnes s’éloignent.
Roanne, la ville, les travaux, les sens interdits, la mairie en chantier autour de laquelle on tourne pour en trouver l’entrée provisoire. On arrive quand ça ferme. Pas de problème, le temps d’un croque monsieur au troquet du coin, on attend la réouverture de l’après midi.
Notre dossier de spectacle sous le bras nous rencontrons Catherine Zappa, la directrice du théâtre de Roanne, qui nous accorde quelques minutes et nous donne des conseils utiles sur les interlocuteurs à solliciter pour notre projet. Direction le service évènementiel de la mairie, qui a réouvert entre temps.
Y a personne dans le service, nous confions notre dossier à un directeur de cabinet aux dents blanches et à la mèche
impeccable, qui nous dit qu’il transmettra….C’est que notre projet doit s’élaborer sur tous les plans, pas seulement sur le contenu artistique ou sur la faisabilité technique de nos idées. Nous nous devons de trouver des interlocuteurs susceptibles d’acheter notre futur spectacle, de nous aider à le monter financièrement, pour bâtir en amont une tournée viable. C’est quelque chose d’entrer dans une mairie avec nos casques sur la tête, ça vaut tous les mails qui fleurissent trop souvent dans les corbeilles des ordinateurs !
On avance, comme le fleuve avance, ça monte et ça descend, la route. On scrute le ciel qui menace.
La pluie nous rattrape, puis la grêle. Le mois de septembre le plus froid depuis 20 ans ! nous dira-t-on au camping à Marcigny.
Effectivement, la nuit est un peu trop fraîche et longue sous la tente pour moi ( 4 degrés au réveil). La station polaire n’a jamais aussi bien porté son nom !




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