Dimanche 8 septembre
20:42 (il y a 2 minutes) | ![]() ![]() ![]() | ||
Fraicheur humide ce matin. Nous calculons les kilomètres jusqu’à Retournac, lieu visé comme étape suivante, environ 39 à 40km en suivant « Loire ». La météo annonce pluie vers 15h et orage aussi. Pas de café ouvert sur cette route avant Vorey. La chaine de « Boldomélok » saute dans la descente où un trou nous attendait. Arrêt et réparation sur le bord pentu. Les outils sont au bon endroit dans la sacoche.
Plus loin, nouvel Arrêt à l’Intermarché de Vorey. « Loire » s’agrandit et les magasins aussi. Course et choucroute pour ce soir. Nolwenn a choisi, et manger, chez ce bipède breton est une chose organique guidé et rythmé par les aiguilles. Faut pas rigoler avec ça. Barres d’Ovomaltine pour les poches, nous voilà parés.
Traversant Chamalières-sur-Loire , sans se le dire , notre œil interroge le resto « Chez Simone » et l’autre bar terrasse juste en face. Ça sent bon le lieu qui vibre. On file vers le bas du village et on s’arrête. On a ressenti à l’identique. Demi-tour. on remonte la pente.
Bien nous en a prit car nous rencontrons Jean Phi, Françoise, Eric, Raphaël, et Yves. Des locaux attablés au soleil d’un verre qui les réunis. Ça connecte , on se raconte mutuellement. C’est exactement l’idée du projet qui est en train de se vivre et de se faire. Ils nous donnent pleins d’indications, notamment celle de s’arrêter au camping du village un peu plus bas. Nous écoutons. Nous irons au camping nommé.
C’est de là qu’on écrit et ça vibre autant qu’aux travers de cette rencontre improvisée au village un peu plus haut.
Loire est là, caresse nos tentes. L’orage aussi. Il nous faut évacuer notre bureau itinérant pour nous réfugier dans les bâtiments d’accueil. notre parcelle est inondée et déborde jusqu’au rouleau électrique où sont branchés les batteries de tous nos appareils domestiques.
Espace enfants, nous profitons d’une banquette et d’une verre de blanc pour commencer enfin à nous poser. Nourrir le blog d’un modeste journal d’épopée et alimenter le plat de nos rêves de récits fluviaux.
Est-ce qu’on se sert simplement de la Loire pour écrire un spectacle ?
Est-ce que Loire nous est simplement utile ?
Aujourd’hui l’objet Loire alimente notre métier ? Nous allons gagner notre vie en utilisant Loire ? Nos propos la défendront-ils et de quoi ?
Utilisons-nous pour créer ? Sommes-nous des touristes de la création consommatrice ?
Qu’est-ce que nous dérangeons et prenons dans notre passage aux côtés de Loire ?
Richard gérant du camping Cosy Camp, nous raconte l’histoire de ce lieu né il y a 11 ans. Avec Sophie sa compagne, leur projet fous a prit forme grâce à la rencontre du maire et des conseillers municipaux du village. Incroyable récit qui chatouille gravement de notre. Il nous prête une salle rien que pour nous, afin de prolonger notre réflexion d’écriture car l’espace accueil du camping ferme.
Bientôt c’est choucroute sous notre station polaire d’écriture inondée.





On se sent un peu humide après vous avoir lus, mais c'est bien sympa de suivre votre périple ! Bonne continuation ! (Avec un peu de soleil ☀️🤞)
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