Dimanche 29 septembre
Ce matin , pendant que nous écrivons notre blog, Marguerite-la fée-sorcière-des-plantes-bienfaisantes joue de la harpe dans le bureau d’à côté. Autour du bol de soupe la discussion se prolonge. Patrice et elle nous racontent comment les écrevisses de Louisiane ont envahi le coin, disséminées en partie par les hérons, qui, les portant dans leurs becs, en laissent tomber quelques une. Une fois à terre, les drôlesses cherchent de la flotte à tout prix, ce qui fait les riverains en retrouvent jusque dans leurs piscines.
Espèce particulièrement agressive, elles bouffent tout ce qu’elles peuvent sur leur passage, sur terre comme dans l’eau, y compris leurs congénères locales. Le phénomène est tel que les restos du coin ont commencé à en mettre à la carte.
Entre les écrevisses, la jussie qui prolifère, étouffant le milieu naturel, les microplastiques retrouvés jusqu’aux source, Loire est attaquée de toute part.
Et pourtant châteaux et forteresses continuent de s’y mirer inlassablement, langoureusement.
Patrice nous emmène voir les douves, le jardin, tout ce qu’il a intelligemment conçu et brillamment réalisé.
Mais Le fleuve nous appelle, il nous faut repartir, sous la pluie, certes, mais très heureux de ce beau moment partagé.
Ici Loire prend des allures de Mississippi, tant elle s’est élargie. Il y a du Mark Twain qui travaille en creux dans nos imaginaires.
Nous croisons de drôles de créatures sculptées, évocatrices de l’histoire du fleuve, réalisées par des artistes contemporains.
On s’arrête au café de la Marine, à Montjean. Chocolat chaud et ordinateur en guise de goûter.
Puis re-vélo jusqu’à Ingrandes.
On reste en famille puisque c’est le fils de Marguerite et Patrice, mon cousin Gurvan, qui nous accueille ce soir.
Gurvan est musicien, compositeur de grand talent, artiste sensible et humain réveillé. En ce moment il travaille sur un texte de Daniel Mermet, Pierrot, avec la cie Anaya. Manon, sa femme et Rozenn sa fille nous rejoignent bien vite. On cause Gospel avec Manon qui est chanteuse dans la formation Basic Colors, et qui répète en ce moment avec son groupe Miss Wilson. On parle aussi japon, tatouage, céramique… On s’attable devant un couscous Royal dans tous les sens du terme, mitonné par Gurvan.
Chacun raconte où il en est de ses projets.
Rozenn écrit des mots doux à ses parents dans son cahier à petits cœurs qui brillent.







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